Comité de soutien à Jean-Luc Munro & son Vélo

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Jean-Luc Munro et son vélo deviennent un symbole

26 janvier, 19 h - Réunion à la MRES, 23 rue Gosselet, Lille

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Procès

Tribunal de Grande Instance de Lille — 14 heures8 février 2017
Avenue du Peuple Belge, Lille

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La Voix du Nord du samedi 15 octobre — Loos

On se souvient de la mésaventure de l’élu Vert loossois lors de l’opération de resserrement du campement rom le 6 avril. Il avait « forcé » un barrage de police à vélo. Il est convoqué devant le TGI de Lille le 26 octobre, pour violences à agent, avec arme par destination. En l’espèce, le vélo. Le soutien s’organise.

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Le dessinateur lillois François Boucq a croqué la situation cocasse.

L’histoire aurait pu rester au rang d’anecdote, mais toute la galaxie militante verte et plus généralement de défense des droits de l’Homme l’érige en symbole. Dans la matinée du 6 avril, en pleine opération de « resserrement » de l’ancien campement rom sur le parking de la prison de Loos, raconte l’ancien élu Vert Dominique Plancke, «  Jean-Luc Munro est arrivé à vélo, comme à l’accoutumée  ». Il prend l’allée du Train-de-Loos, passe devant des véhicules de police, roule jusqu’à la grille blanche, qu’il dépasse. «  Deux policiers tentent d’attraper le vélo.  » Jean-Luc Munro chute. «  L’arme par destination reste au sol, sourit Dominique Plancke. Les policiers l’emmènent dans leur fourgon.  » S’en suivent «  sept ou huit heures  » de garde à vue, au commissariat de Loos.

« Il risque 

5 ans de prison 

et 75 000 € d’amende »

Jean-Luc Munro est confronté aux deux policiers. «  C’était une grande surprise, je n’ai jamais été en situation de penser qu’on pouvait m’accuser de violences à agent.  » L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais l’élu est convoqué devant le TGI de Lille le 26 octobre à 14 heures. «  Il risque 5 ans de prison et 75 000 € d’amende  », selon Dominique Plancke. L’affaire est donc prise au sérieux.

Un délit de solidarité ?

Les Verts ont donc répliqué en agitant leurs réseaux. Une « association de soutien pour Jean-Luc Munro et son vélo » est créée, et une pétition est lancée, sur le site Change.org. À ce jour, 1 200 personnes l’ont signée en ligne, et «  on arrive à près de 2 000, en comptant les signatures obtenues lors de braderies  », ajoute Dominique Plancke. «  Je refuse la criminalisation des personnes agissant en vertu de valeurs démocratiques et dans les formes respectueuses du droit  », proclame le texte de la pétition, qui demande la relaxe de l’élu et militant associatif. Pour les soutiens de Jean-Luc Munro, l’incident avec le vélo s’apparente à «  un délit de solidarité  ». Selon eux, la réaction répressive et judiciaire est révélatrice d’un climat social tendu : «  Le collectif Rom Europe, qui nous soutient, relève plusieurs endroits où il y a des volontés de criminaliser l’action militante.  »

Une manifestation à vélo se prépare

Jean-Luc Munro et son vélo accumulent les soutiens. Le 11 juillet, Amnesty International a écrit une lettre au préfet pour «  faire part de (ses) préoccupations concernant les méthodes utilisées pour évacuer les familles roms de nationalité bulgare installées sur le terrain de l’ancienne prison de Loos  ». Dans la lettre, la mésaventure de Jean-Luc Munro est évoquée. «  Nous insistons sur la nécessité absolue de la part des forces de l’ordre de ne pas recourir à un usage injustifié ou disproportionné de la force lors de ses opérations sur les campements informels.  »

VdN 141016 JLM Symbole copie.jpg

La section lilloise de la Ligue des droits de l’Homme, dans un communiqué émis début septembre, «  s’étonne du ridicule de l’inculpation  », «  s’inquiète des conditions dans lesquelles on a voulu empêcher d’être présent sur son territoire pour vérifier les conditions d’exercice d’une opération de police  ». Bref, la LDH apporte son soutien à Jean-Luc Munro.

Toute cette galaxie associative et écolo est appelée à se réunir le 26 octobre sur la grand-place de Lille à 12 h 30. «  Nous serons là avec nos armes  », sourit Dominique Plancke. Comprendre : leurs vélos. Le cortège devrait rouler jusqu’au tribunal de grande instance de Lille, avenue du Peuple-Belge, où Jean-Luc Munro est convoqué à 14 heures.

L’histoire du campement rom

Aujourd’hui, le campement rom sur le parking de l’ancienne prison de Loos a été démantelé, pour permettre à l’administration pénitentiaire d’avancer le chantier de démolition de l’ancienne maison d’arrêt.

Les Roms avaient été placés sur le parking de l’ancienne prison de Loos à la demande de la communauté urbaine (aujourd’hui MEL), sur décision préfectorale (un arrêté autorisant le stationnement des caravanes), avec l’accord du ministère de la Justice, propriétaire du terrain. C’était en 2013, et les familles, bulgares ou ressortissantes de l’ex-Yougoslavie, venaient d’un ancien campement, à l’Épi de Soil.

vdN 141016 Terrain destruction.jpg

La nouvelle installation, faite en toute légalité donc, devait être provisoire. Mais elle s’était étirée dans le temps. Avant l’opération de « resserrement » le 6 avril dernier, qui est la dernière avant le démantèlement complet du campement le 8 juin, plusieurs autres opérations de police s’y étaient déroulées. Des opérations durant lesquelles il n’y avait eu aucun incident de ce type.

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